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Ou la
volonté de l'état français de piller nos
richesses économiques![]() baie de prony art paru dans les nouvelles calédoniennes le 1/08/08 La SLN entre dans la bataille pour Prony Ouest |
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L’industriel a déposé une demande d’attribution de permis de recherche sur le
massif, lundi dernier. La société devient ainsi le premier candidat à se déclarer officiellement. Pendant ce temps, le groupe Eramet enchaîne les records en matière de résultats
financiers. Ce n’était qu’une question de temps. Au mois de juin dernier, la cour d’appel de Paris annulait définitivement le permis de recherche attribué à Goro Nickel pour le massif de Prony Ouest. C’est un véritable trésor qui faisait là son retour sur le marché extrêmement tendu du nickel. Restait à savoir qui allait dégainer le premier. Et bien le candidat le plus rapide a un nom depuis hier : il s’agit de la SLN. Cette même SLN dont l’avenir est abondamment évoqué, disséqué et commenté depuis plusieurs mois par les acteurs politiques, syndicaux et économiques du territoire, et qui trouve ainsi une occasion de reprendre la main dans l’intense débat de société qu’elle suscite. « Nous nous devions de prendre position le plus vite possible, commente Pierre Alla, directeur général du Nickel. Prony Ouest est une question vitale pour l’avenir de la SLN à moyen terme. » C’est qu’avec ses 8 300 hectares de surface et une teneur en nickel supposée de 1 à 1,3 %, le domaine minier de Prony Ouest a de quoi aiguiser les appétits. « L’idée consiste à nous lancer dans un projet hydrométallurgique qui s’appuierait sur Prony Ouest mais aussi sur la zone du creek Pernod, précise Pierre Alla, d’autant que nous avons déjà des titres miniers dans la zone, notamment du côté de Port Boisé. » De quoi afficher en effet une certaine cohérence en vue d’une d’exploitation. « Prony Ouest est une question vitale pour l’avenir de la SLN à moyen terme. » Mais attention ! Un dépôt de permis de recherche, si argumenté soit-il, n’en reste pas moins une étape préliminaire. Et en la matière, la procédure peut être longue. De quelques mois à une année pleine. Le temps pour la Dimenc (Direction de l’industrie des mines et de l’énergie de la Nouvelle-Calédonie) de décortiquer le dossier avant de le soumettre à la province Sud, laquelle peut à son tour décider de mettre la SLN en concurrence avec d’autres acteurs. Comme par exemple Goro Nickel, titulaire déchu du dernier permis de recherche en date mais qui peut tout à fait choisir de se relancer dans la bataille. Sans compter que d’autres géants peuvent se tenir en embuscade. On n’en citera que deux ou trois comme BHP Biliton, Anglo American ou les investisseurs chinois, qui raflent les gisements mondiaux les uns après les autres. En attendant, la SLN a pris une petite longueur d’avance et ne manquera pas de faire valoir les atouts de son projet, au premier rang desquels la pérennisation de son activité sur le territoire et l’allongement de la durée de vie de ses mines de Thio et Kouaoua.
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